Le musée Carnavalet ou l’histoire de Paris

Le musée Carnavalet est un musée de la ville de Paris, dont le thématique est l’histoire de la capitale. Ce musée retrace l’histoire de Paris entre la préhistoire et nos jours.

Statue de Louis XIV
Statue de Louis XIV

Histoire du musée

Le musée est composé de deux hôtels, qui ont été raccordés en 1989, l’hôtel des Ligneris (dit Carnavalet) et l’hôtel Le Peletier de Saint-Fargeau.

Mme Sévigné
Mme Sévigné

L’hôtel des Ligneris a été construit entre 1548 et 1560, par Pierre Lescot pour Jacques de Ligneris, alors président au Parlement de Paris. Peu de temps après sa construction, Françoise de La Baume (ou de Kernevenoy) en devient la propriétaire en 1578. Elle est la veuve de François de Kernevenoy dit de Carnavalet. Le nom ‘’ Kernevenoy’’ fut déformé en ‘’Carnavalet’’, et c’est devenu le nom du musée.

À partir de 1660, l’architecte François Mansart surélève le porche et rajoute deux ailes à l’hôtel pour l’intendant Claude de Boylesve. Mais compromis dans les malversations de Fouquet, il dut le quitter en 1662. Madame de Sévigné y séjourne de 1677 à 1696.

Sur proposition du préfet (Baron) Haussmann, l’hôtel est acheté par la ville de Paris en 1866, pour en faire un musée historique de la capitale. En 1867, Haussmann changea le nom de la rue Sainte-Catherine, en rue de Sévigné.

L’hôtel Le Peletier de Saint-Fargeau a été construit entre 1688 et 1690 par l’architecte du roi Pierre Bullet (1639-1716), pour le compte de Michel Le Peletier de Soucy (1640-1725). L’hôtel est racheté par le musée en 1960, avec une rénovation entre 1982 et 1989 pour être annexé par le musée à la fin des travaux.

En octobre 2016, le musée est fermé pour travaux, avec comme architecte François Chatillon et Nathalie Crinière comme scénographe. Le musée réouvre en mai 2021, dont les collections vont jusqu’à l’époque moderne au lieu de s’arrêter en 1910 avant la rénovation.

Le musée et sa collection

Le musée est réparti à travers de 85 salles d’expositions, sur cinq niveaux et sur 6.284m², tout en proposant un parcours allant de la préhistoire à nos jours, dont la collection comprend plus de 625.000 œuvres.

Parcours du musée :
Galeries des Enseignes parisiennes et galeries d’introduction

Dans ces galeries inaugurées en juillet 1914 évoquent une rue parisienne. Elles permettent de découvrir les symboles et devise Paris, ainsi que de connaitre les origines du bâtiment et du musée. Dans cette partie se trouve des devantures, enseignes et plaque de rue et diverses enseignes collectées entre 1898 et 1914, dont certaines sont pittoresques. Il y a aussi des plans, le plan de Paris, l’Hôtel de ville, la maquette du musée Carnavalet.

La préhistoire

Les fonds mésolithiques, entre -9.000 et -5.000, sont présentés et viennent des fouilles réalisées en 2008 rue Henry-Farman, Paris 15e, lors des travaux du tram T2. Mise à jour de vestiges d’un camp de chasseurs-cueilleurs.

Mésolithiques
Mésolithiques

Les vestiges du néolithique, entre – 6.500 et -4.500, lors de fouilles à proximité de Bercy ont permis de découvrir des vestiges de bâtiments et plusieurs pirogues en chênes.

Pirogue
Pirogue

L’Antiquité, salles consacrées au peuple gaulois des Parisii vers -300 et de son évolution face à la conquête romaine au premier siècle avant notre siècle et leur romanisation. Enfin, cette salle nous présente Lutèce pendant la période gallo-romaine, en faisant le lien avec les arènes, le forum, les thermes et les aqueducs.

Fragments gallo-romain
Fragments gallo-romain
Le Moyen-Âge

La partie liée au Moyen Âge nous permet de découvrir le lien entre les pouvoirs politiques et religieux sur l’Île de la Cité. Une magnifique gargouille de Notre-Dame regarde le visiteur. Puis une autre salle fait le lien avec l’Université à Paris dont le Collège des Bernardins. Pour se finir sur l’organisation de l’administration de la ville et la construction du premier hôtel de ville, au même emplacement que celui actuel.

Gargouille
Gargouille

De 1547 au 18ème siècle : Plusieurs salles sont consacrées à Madame de Sévigné, ancienne propriétaire de l’Hôtel, cette femme a contribué au rayonnement de Paris. Puis sur les jardins de la capitale, comme le Jardins de Plantes. Enfin sur l’architecte Nicolas Ledoux.

De la Révolution française à la première moitié du 19ème siècle.

Enfin le visiteur permet de passer à la Révolution française avec l’ensemble de événements qui y sont liés, comme la prise de la Bastille et la décennie qui s’en suit, comme la Première République, le Directoire, le Premier Empire, La Restauration, la monarchie de Juillet et l’éphémère Deuxième République.

La seconde moitié du 19e siècle

Suite du coup d’Etat de Napoléon III et la création du Second Empire, la capitale se transforme comme jamais sous les travaux du baron Haussmann, comme l’Opéra Garnier. Cette période se finit avec la chute du Second Empire et la Commune de Paris et la mise en place de la Troisième République.

''Départ de Gambetta en ballon place Saint-Pierre'' de Jacques Guiaud et Jules Didier
 »Départ de Gambetta en ballon place Saint-Pierre » de Jacques Guiaud et Jules Didier
Le 20ème siècle à nos jours

Plusieurs salles sont consacrées au 20ème siècle, dont une salle est consacrée à Montmartre puis à la Belle Epoque et à Marcel Proust. Une ancienne façade de la bijouterie Georges Fouquet est conservée et est visible, ainsi que réplique de l’intérieur de celle-ci. De même, une maquette l’ancien palais du Trocadéro est visible, ce bâtiment fut remplacé par le palais Chaillot en 1937. Toute une thématique est consacrée à Montmartre, avec la construction du Sacré-Cœur.

Bijouterie Georges Fouquet
Bijouterie Georges Fouquet

Prévoyez une bonne demi-journée pour visiter ce fabuleux musée dans de bonnes conditions.

A proximité se trouve deux autres musées

  • Le Musée Picasso
  • Le musée Cognacq-Jay

Infos pratiques :

Adresse : 23 rue Sévigné, Paris 3e

Ouverture : du mardi au dimanche, de 10h à 18h

Tarif :

  • Collections permanentes : gratuit
  • Expositions temporaires : payantes (tarifs variables en fonction des choix de visites)

Alexandre

Fondateur du Lutèce du Parisien et rédacteur en chef depuis 2009.

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