Musée de la Vie Romantique, ancienne maison d’Ary Scheffer

Après plusieurs mois de travaux, le musée de la Vie Romantique a réouvert le 14 février, jour de la Saint-Valentin. Ce musée est l’ancienne maison de Ary Scheffer, peintre hollandais et figure majeure du romantisme.

Qui est Ary Scheffer ?

Buste de Ary Scheffer par Pierre-Jules Cavelier
Buste de Ary Scheffer par Pierre-Jules Cavelier

Ary Scheffer (1795-1858), est un peintre d’origine hollandaise, qui s’est installé à Paris en 1830. Il s’installe à Paris en 1811 et s’installe dans d’élire domicile dans cette maison en juillet 1830. Il est l’une des figures majeures du romantisme. Il réalise environ 800 toiles, couvrant presque tous les genres, en passant du paysage, aux portraits, aux scènes d’histoire contemporaine.

En transformant sa demeure en repaire mondain, il organise tous les vendredis des réunions en recevant le Tout-Paris des arts et des lettres, comme Delacroix, George Sand, Dickens ou encore Chopin. Il devient une figure centrale de la vie intellectuelle et culturelle parisienne.

Il est professeur de dessin aux trois enfants du duc d’Orléans, Ferdinand-Philippe d’Orléans, à partir de 1822, lui donnant un certain statut social et artistique. Mais, Il perd ce statut en 1848 lors de la proclamation de la 2ème République puis du 2nd Empire.

Le romantisme

Ce courant valorise l’émotion, le drame et la liberté, en s’exprimant dans de nombreux arts, comme la peinture, la littérature, le théâtre ou bien la musique.

Histoire du musée

Le musée se situe dans le quartier de la Nouvelle Athènes. Ce nom fait référence à l’architecture néoclassique des immeubles et d’une sympathie des artistes du secteur pour la culture grecque, principalement depuis le retrait Ottomans de la Grèce. Dans ce quartier se trouve entre autres Delacroix, Géricault, Chopin et George Sand.

Le musée est l’ancienne maison de Ary Scheffer et y a vécu de 1830 à sa mort en 1858.

Cette maison est restée la propriété de la descendance féminine du peintre jusqu’en 1982. La fille du peintre, Cornélia, n’ayant pas eu d’enfant, laissa la maison à sa nièce Noémi. Les filles de Noémi décident de confier la maison à l’Etat en 1956. A la mort d’une des deux filles, le musée a ouvert ses portes en 1983. En 2007, la propriété de la maison est transférée de l’Etat à la ville de Paris.

Le musée en lui-même

Le musée est consacré à la vie romantique à partir de 1987. Le décorateur Jacques Garcia réaménage les salles Georges Sand du rez-de-chaussée en 1989.

Statue de George Sand par Aimé Millet
Statue de George Sand par Aimé Millet
La maison

La maison est en retrait de la rue par une allée bordée d’arbres.

En 1830, l’entrepreneur Wormser fait édifier un pavillon ‘’à l’italienne’’ sur les villas du nord de l’Italie et dans un style typique de la Renaissance, au milieu de la même année, le peintre s’y installe.

Le rez-de-chaussée surélevé est dédié à la ‘’vie romantique’’, cette section retrace la place du peintre dans son époque et son environnement artistique. A ce niveau, une salle entière les souvenirs de George Sand, ayant beaucoup fréquenté les lieux. La vaste collection de documents et d’objets légués par sa petite-fille, Aurore Lauth Sand, permet de découvrir les souvenirs de l’écrivaine au travers de peintures, dessins, sculptures meubles et autres bijoux. De même, le Portrait présumé de Marie d’Orléans, une huile sur bois de 1831.

Tableau ''Portrait présumé de Marie d’Orléans'' et buste de Ary Scheffer par Pierre-Jules Cavelier
Tableau  »Portrait présumé de Marie d’Orléans » et buste de Ary Scheffer par Pierre-Jules Cavelier

A l’étage, les quatre salles présentes les sources d’inspirations du romantisme avec quatre thématiques qui sont misent en valeur, la nature et le paysage, le sentiment, la littérature et le fantastique.

Les combles et le sous-sol sont inaccessibles au public.

Les ateliers

Le peintre obtient de son propriétaire la construction de deux ateliers à verrière, orientée au nord, placés de part et d’autre de l’entrée de la cour et où le musée organise des expositions temporaires.

Le grand atelier, celui de droite, lui permettait de travailler avec son frère Henry. L’atelier-salon, celui de gauche, lui permettait d’exposer ses œuvres et de recevoir autour d’un piano à ces aux réceptions, en réalisant ces réunions du vendredi soir.

Les deux ateliers de la maison
Les deux ateliers de la maison

Les serres d’hiver abritent aujourd’hui un café.

Serres de la maison
Serres de la maison

Rénovation

Une rénovation a eu lieu entre septembre 2024 et février 2026, permettant de restaurer la maison, tout en incluant une refonte du parcours des collections permanentes.

Les travaux ont porté sur la charpente, la toiture et les façades, ainsi les menuiseries et huisseries, avec des volets retrouvant leur teinte brun-beige.

L’intérieur est restitué sur l’ambiance d’une maison d’artiste du 19e siècle, tout en gardant la continuité du décor du décorateur Jacques Garcia.

Infos pratiques :

Adresse : 16 rue Chaptal, Paris 9e

Ouverture : du mardi au dimanche, de 10h à 18h

Tarif :

  • Collections permanentes : gratuit
  • Expositions temporaires : 12€ (plein tarif), 10€ (tarif réduit)