Le Petit Palais, découverte du Musée des Beaux-Arts de Paris

Le Petit Palais, édifié pour l’Exposition universelle de 1900, est un joyau architectural abritant le Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris. Situé sur l’avenue Winston Churchill, ce musée offre des collections riches en peintures, sculptures et objets d’art couvrant l’Antiquité jusqu’au début du XXe siècle.

Petit Palais
Petit Palais

Histoire du musée

Le bâtiment a été édifié par Charles Girault, faisant face au Grand Palais, et entre les Champs-Elysées et la Seine et fut édifié, entre 1897 et 1900, pour l’Exposition Universelle de 1900. À la suite de cette exposition, de nouveaux travaux débutent entre 1901 et 1902, pour le transformer en musée des Beaux-Arts. Plus de 20 ans (entre 1903 et 1925) ont été nécessaire pour compléter les décorations peintes et sculptées.

Le musée est organisé autour d’un jardin semi-circulaire, dont les bureaux et réserves se situent aux rez-de-chaussée et les expositions à l’étage.

La façade

La façade mesure 125 mètres de long, avec un porche au centre surmonté d’une coupole, sous celle-ci se trouve de nombreux bas-reliefs. Des colonnes sont réparties sur toute la longueur. De nombreuses sculptures sont visibles, dont ‘’La Ville de Paris Protégeant les Art’’ de Jean-Antoine Injalbert, au-dessus de la porte, ‘’La Seine et ses affluents’’ de Maurice Ferrary, à droite de l’escalier, et ‘’Les Quatre Saisons’’ de Louis Berlgique, à gauche de l’escalier. Au-dessus du porche se trouve deux autres statues.

Le vestibule
‘’Gloria Victis’’, Antonin Mercié
‘’Gloria Victis’’, d’Antonin Mercié

Dans cette pièce se trouve quatre panneaux d’inspiration symbolistes, correspondant à ‘’La Mystique’’, ‘’La Plastique’’, ‘’La Pensée’’ et ‘’La Matière’’, réalisés par Albert Besnard entre 1903 et 1910.

Sous ces quatre panneaux se trouve l’œuvre ‘’Gloria Victis’’ (Gloire aux vaincus), réalisée par Antonin Mercié (1845-1916), créée en 1874, pour rendre hommage aux soldats français suite à la défaite de la Guerre Franco-allemande de 1870.

Les grandes galeries

Les deux galeries sont réalisées entre 1906 et 1911 pour orner leurs voûtes.

La galerie Nord est réalisée par Fernand Cormon (1845-1924), retraçant l’histoire de l’ancien Paris, allant de la bataille de Lutèce à la Révolution française.

La galerie Sud est réalisée par Alfret Roll (1846-1919), illustrant le Paris Moderne.

A l’aplomb des galeries, seize bustes en plâtres sont implantés, représentant des artistes célèbres, comme Delacroix ou Mansart.

Les pavillons des rotondes

Les deux rotondes ont été peintes par deux peintres différents :

  • Dans le pavillon Nord, Ferdinand Humbert (1842-1934) peint deux plafonds sur la thématique ‘’Le Triomphes intellectuel de Paris’’, dont ‘’Le Triomphe de Pâris’’, entre 1909 et 1924.
  • Dans le pavillon Sud, Georges Picard (1857-1943) peint ‘’Le Triomphe de la femme’’, entre 1909 et 1920.
Le péristyle du jardin

Le jardin intérieur est entouré d’un péristyle, composé des mois alternant avec les heures du jour et de la nuit, avec une fresque. La voûte est composée par trois sections avec des figures féminines des Saisons.

Le musée et sa collection

Les collections permanente du musée vont de l’Antiquité à la fin du XIXe siècle, les collections du XXe siècle se trouvent au Palais de Tokyo.

''Soleil couchant sur la Seine à Lavacourt, effet d'hiver'' de Claude Monet
 »Soleil couchant sur la Seine à Lavacourt, effet d’hiver » de Claude Monet

Dans ces collections se trouvent principalement des peintes, ainsi que des sculptures, de l’arts décoratifs et de l’arts graphiques.

Une partie des collections sont issues de donation, dont :

  • Les legs d’Eugène et Auguste Dutuit, en cédant leurs collections en 1902, avec près de 20.000 œuvres, avec un autoportrait de Rembrandt et ‘’L’Enlèvement de Proserpine’’ de Rubens, ainsi que des céramiques, des bronzes, des objets d’art allant du Moyen-Âge au XVIIe siècle.
  • A la mort de son frère Gustave, Juliette Courbet, hérite des œuvres se trouvant encore dans l’atelier du peintre. Elle lègue plusieurs œuvres au Petit Palais, dont ‘’Les Demoiselles des bords de la Seine (été)’’ (don en 1906) ou ‘’Pompiers courant à un incendie’’ (don en 1882).
  • Legs de Edward et Julia Tuck cèdent leur collection d’objets d’art du XVIIIe siècle.
  • Les de Ambroise Vollard, comprenant le ‘’Portrait d’Ambroise Vollard au chat’’ par Pierre Bonnard (1924) ou le ‘’Portrait du mécène’’ de Paul Cézanne (1899).

Le musée acquière aussi plusieurs œuvres, dont certains tableaux de Gustave Courbet.

''Portrait de Sarah Bernhardt'' de Georges Clairin
 »Portrait de Sarah Bernhardt » de Georges Clairin

Au niveau 1, correspondant à l’entrée du musée, se décompose en trois parties,

La première pièce contient toute une série d’imposantes statues. Suivie de toutes une série de tableaux, dont un Monet (Soleil couchant sur la Seine à Lavacourt, 1880), un Cézanne (Portrait d’Ambroise Vollard, 1899), ou un portrait de Sarah Bernhardt, de Georges Clairin, 1843. Evidemment, de multiples autres tableaux sont exposées. Enfin divers meubles et mobiliers d’intérieurs, ainsi que des plusieurs vases chinois, un portrait de Benjamin Franklin s’y trouve. Une chaise à porteurs est aussi exposée.

Le visiteur peut apercevoir plusieurs pièces d’Antoine Bourdel, comme la statue ‘’Le Fruit’’ (1929), ou une statue de Renoir.

Au niveau 0, dans cette partie se trouve plusieurs œuvres liées à l’Art nouveau, comme la salle à manger de l’Hôtel Guimard, cet hôtel se trouve à proximité du Castel Béranger, dans le 16e arrondissement de Paris et pas très loin de Radio France. Hector Guimard est un architecte, ayant conçu entre autres les accès du métro au début du 20e siècle. Ainsi que plusieurs œuvres liées au culte des chrétiens orthodoxes. De même, diverses œuvres antiques de différentes époques et lieux géographiques sont exposées, allant de l’Egypte à la Grèce.

Cuisine de l'Hôtel Guimard
Cuisine de l’Hôtel Guimard

Infos pratiques :

Adresse : Avenu Winston-Churchill, Paris 8e

Ouverture : du mardi au dimanche, de 10h à 18h

Tarif :

  • Collections permanentes : gratuit
  • Expositions temporaires : payantes

Alexandre

Fondateur du Lutèce du Parisien et rédacteur en chef depuis 2009.

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