Le musée de l’Air et de l’Espace abrite une immense collection d’aéronefs et de fusées, pour raconter l’histoire et l’évolution de l’aviation de sa création, du début 20e siècle, à nos jours, ainsi que dans les domaines dés montgolfières et consorts.

L’aéroport du Bourget
Juste avant la première guerre mondiale, c’était un terrain d’aviation militaire. En 1919, l’aéroport a été créé et fut le premier aéroport civil de la région parisienne.
En mai 1927, Charles Lindbergh y atterri après traverser l’Atlantique en 33 heures à bord du Spirit of St. Louis.
En 1933, l’aéroport dispose d’une piste en dur, utilisable par tous les temps.
Après la seconde guerre mondiale, le transport aérien se développe jusqu’en 1977 où la majorité des compagnies aériennes changent d’aéroports, soit pour Orly, soit pour Roissy.
SIAE
Toutes les années impaires, le SIAE (Salon International de l’Aéronautique et de l’Espace), appelé aussi Salon du Bourget, se tient dans cet aéroport.
Le salon se tient pendant une semaine, dont cinq jours pour les professionnels et deux jours pour le public. Ce salon permet de présenter les nouveautés et évolutions dans le domaines aéronautiques, spatiaux et de l’armement.
Histoire du musée
Le musée ouvre en 1919, à la sortie de la Première guerre mondiale, grâce à la proposition d’Albert Caquot (ingénieur français). La collection s’installe dans un hangar sur un terrain à Issy-les-Moulineaux. Le musée est inauguré en novembre 1921 à Chalais-Meudon, dans le hangar Y, puis déménage en novembre 1936 sur le boulevard Victor, Paris 15e. Pendant la seconde guerre mondiale, les Allemands ferment le musée et font déménagés les pièces du musée à Chalais-Meudon.
A partir de 1973, les éléments sont progressivement amenés au Bourget. Mais c’est surtout grâce à l’ouverture de Roissy-Charles-de-Gaulle, l’année suivante (1974) que le musée prend son essor au Bourget. En 1975, le hall b (premier hall) est ouvert, juste avec le Salon du Bourget.
Architecture du hall
L’aérogare historique est signée par l’architecte Georges Labro, à la suite d’un concours réalisé par le ministère de l’Air en 1935. Les décorations ont été réalisées par le peintre Lucien Martial. Le hall a été inauguré en novembre 1937.
La salle des huit colonnes, correspond à l’ancien hall de l’aéroport. Ce hall a été réalisé dans un style art déco, avec un sol en damier noir et blanc, avec des colonnes cannelées et un escalier d’honneur avec des ferronneries d’inspiration marine.
De même, de chaque coté de l’escalier se trouve l’entrée et la sortie de l’accès au tarmac.
Mémoriaux
Plusieurs mémoriaux sont présents sur le site :
- Le mémorial des aviateurs nommé ‘’Cor Nubes’’, signifiant ‘’cœur dans les nuages’’, permettant de commémorer les aviateurs et aviatrices de l’Armée de l’Air et de l’Espace.
- ‘’L’Envol’’, œuvre du sculpteur Gustave Michel, offerte par l’américain Robert Jackson et inaugurée en mai 1928. L’œuvre porte l’inscription ‘’En l’honneur de ceux qui tentèrent et de celui qui accomplit’’. Cette œuvre fait référence à Nungesser et Coli pour ‘’ceux qui tentèrent’’ et à Lindbergh pour ‘’celui qui accomplit’’. Œuvre avec une femme prenant son envol.
- ‘’Au pilote d’essais et à l’équipage’’, création du peintre de l’Air Paul Lengellé et inauguré en octobre 1957. Œuvre en granit de 9 mètres de haut, représente une aile dressée à la verticale.
- ‘’Aux frères d’armes Français et Russes du régiment de chasse Normandie-Niemen’’, inauguré en septembre 2026, montrant un pilote français et un mécanicien soviétique regardant le ciel.
- Monument en hommage à Bernard Barny de Romanet.
Forfait Avions
J’ai choisi de visiter les avions Boeing 747, et les deux concordes, malheureusement, le Dakota (DC-3) était en entretien et donc inaccessible.
Dans le 747, nous pouvons voir certaines parties de l’avion invisible normalement, via des zones retirées ou des planchers remplacés par des vitres.
Les 2 concordes dont les cockpits se font faces, le visiteur rendre par l’arrière du 1er concorde (prototype 001 – F-WTSS), il a servi au test et contient encore le matériel de mesure et de comportement de l’avion en vol, nous sortons par l’avant de l’avion pour entrer dans le 2nd concorde (211 F-BTSD) par le même accès, celui-ci possède encore ces sièges rendant une impression de petitesse et d’étroitesse, le plafond est assez bas pour un avion long.
Le musée comporte douze halls :
Hall 1 : débuts de l’aviation jusqu’en 1918 sont exposés dans la Grande galerie
Hall 2 : Les as de 14-18, nous montres les évolutions technologiques au cours de la guerre
Hall 3 : Galerie des maquettes
Hall 4 : Les ballons, entre 1500 et 1900
Hall 5 : Seconde Guerre Mondiale, plusieurs avions de pays différents sont présentés allant des avions allemands (Fw 190), américains (P-47 et P-51 Mustang), anglais (Spitfire), russes (Yak 3) et français (Dewoitine D.520).
Hall 6 : Concorde (entrée dans les appareils payantes)
Hall 7 : Prototypes d’avions conçus par la France pour réaliser des tests et des avancées technologiques.
Hall 8 : Avions de chasse de l’Armée de l’Air, avions retirés du service et exposés au musée.
Hall 9 : Hélicoptères et autres voilures tournantes
Hall 10 : Les avions de l’entre-deux-guerres, évolution des appareils entre les deux-guerres, montrant la forte évolution de l’aéronautique pendant cette période
Hall 11 : La conquête spatiale, dispose de plusieurs maquettes de fusées, de capsules et de combinaisons spatiales, dont le Soyouz T-6, utilisé par Jean-Loup Chrétien, le 24 juin 1982 pour rejoindre la station spatiale soviétique Saliout-7 puis pour revenir sur Terre le 2 juillet suivant.
Hall 12 : Espace Normandie-Niemen (nouvelle salle), escadrille française ayant combattu l’Allemagne Nazi depuis l’URSS pendant la 2nde Guerre Mondiale. A la fin de celle-ci, Staline offrit aux pilotes les avions dans lesquels ils avaient combattus, ce qui a permis d’avoir des avions russes en France, chose rare à cette époque.
Le tarmac
Le tarmac comporte deux fusées Ariane (1 et 5) et plusieurs avions militaire français.
Pour tous ceux qui s’intéressent à l’aéronautique et l’aérospatial, ce musée est à visiter et est incontournable.
Infos pratiques :
Direction Le Bourget en RER (B) puis le bus 152, direction Gonesse, pour descendre à l’arrêt Musée de l’Air et de l’Espace.
Ouvert du mardi au dimanche
- De 10h00 à 17h00 (dernier accès à 16h30), du 1er octobre au 31 mars,
- De 10h00 à 18h00 (dernier accès à 17h30), du 1er avril au 30 septembre.
Tarifs :
- Gratuit pour les moins de 26 ans
- Pour les plus de 26 ans : 17 € (plein tarif), 14€ (tarif réduit)
- Handicap : 8€
Pour avoir accès aux Boeing 747, Douglas C-4/Dakota et aux Concorde
- Moins de 4 ans : gratuit
- 4 à 18 ans : 6€
- 19 à 25 ans : 8€
- + 26 ans inclus dans le billet d’entrée
Site web : museeairespace.fr
Musée de l’Air et de l’Espace


Fondateur du Lutèce du Parisien et rédacteur en chef depuis 2009.