Visites du site Saint-Vincent de Paul

Les visites du site Saint-Vincent de Paul se sont effectuées les 6 et le 13 décembre 2014.
Plan du site Saint-Vincent de Paul
Ces visites, à l’initiative de Ville Ouverte, société d’urbanisme, de concertation, de cartographie, ont permis de (re)présenter les bâtiments existants sur ce site et de savoir les possibilités de construction, de réaménagement et d’évolution des bâtiments existants.

Visite du 6 décembre :
Cette visite était assez libre et a permis de connaitre le site ou de le revisiter dans le cas où le visiteur y venait comme patient.
Quelques explications ont été données sur les possibilités d’évolution des bâtiments déjà existants et de leurs évolutions.

Visite du 13 décembre :
Cette seconde visite fut plus poussée, quatre intervenants ont présentés l’évolution de ce projet.

– La visite de la Chapelle, avec Père F. Derville (aumônier), a permis de connaitre l’histoire du site Saint-Vincent de Paul depuis sa création à aujourd’hui. Il nous explique l’histoire de cet hospice.
En 1638, fut fondé l’hospice des Enfants-Assistés par Saint-Vincent de Paul près de la Porte Saint-Victor, transféré au château de Bicêtre, puis près de Saint-Lazare. La reine Marie-Thérèse d’Autriche en ayant fondé un autre en 1676  dans le faubourg Saint-Antoine, l’hospice est momentanément transféré au Val de Grâce entre 1795 et 1802, pour être définitivement transférer dans les bâtiments de l’Oratoire de la rue d’Enfer.
En octobre 1814, le site devient une maternité et pendant une bonne partie du 19ème siècle, environ 20 à 30 nourrissons sont déposés par jour (il n’y a pas d’erreur, c’est bien par jour) dans un tour d’abandon ou une « boîte à bébé », tourniquet où le nourrisson est déposé pour être récupérer par la Congrégation de Sœurs de Saint-Vincent de Paul.
En 1942, il y a eu une séparation entre les enfants abandonnées et l’hôpital et devient l’hôpital Saint-Vincent de Paul.

– La visite de la lingerie et prestation de l’association Aurore, avec D. Goubert (association Aurore). La lingerie est un bâtiment avec deux niveaux (rez-de-chaussée et un étage) avec de grand volume, qui peut servir de lieu d’expositions, dont le maintien du bâtiment dans le cadre du réaménagement n’est pas encore défini.
L’association aurore fut fondée en 1871, après la Commune de Paris, suite à la défaite franco-prussienne de 1870-1871 sous Napoléon III, reconnu d’utilité publique en 1875. Cette association fut créée pour aider les Communards à se réinsérer dans la vie active, aujourd’hui l’association aide les anciens détenus à réinsérer. Au cours des dix dernières années, l’activité a évolué pour venir en aide aux populations en grandes difficultés.

– Balade autour du patrimoine, avec M. Borjon du Grahal (Groupe de Recherche Art Histoire Architecture et Littérature), nous a fait un topo sur l’histoire et l’évolution des bâtiments au fil des époques. Chaque bâtiment est différent des autres et jusqu’à l’entre-deux-guerres, chaque bâtiment était un pavillon pour limiter la propagation des maladies mais faisait une multitude de petits bâtiments sans grande cohérence. Des plans directeurs ont été réalisés pour les dernières structures.
Lorsque la rue d’Enfer est devenu rue Denfert-Rochereau puis l’avenue Denfert-Rochereau, certains bâtiments ont été coupés pour être aligné sur la même perspective.

– Balade de découverte des enjeux urbains et paysagers, avec X. Lauzeral (architecte-urbaniste) et C. Trapenard (paysagiste), nous ont permis de connaître les possibilités d’évolutions du bâti déjà construit. Le PLU de Paris peut permettre d’ajouter des niveaux à des immeubles déjà existants, mais il faudra sûrement renforcer la structure des bâtiments en question, sans toutefois dépasser la hauteur maximale que le PLU impose, soit 31 mètres. Certains bâtiments trop petits, pas suffisamment larges (pour pouvoir les mettre aux normes énergétiques actuelles) ou inutilisables pour être transformer en logements sociaux principalement seront probablement détruits.
Sous certains bâtiments se trouvent les anciennes carrières de Paris pour lesquels ils faudra renforcer le sous-sol.
Concernant le paysage, la mairie souhaite végétaliser les murs de certains bâtiments et les arbres déjà existants devront rester en l’état lors des travaux, cela sous-entend que le tracé des routes ne devra que peut évoluer.

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