Libération de Paris

En août 1944 , suite au débarquement au Normandie et à l’avance rapide des alliés, la décision de libérer Paris fut prise.
Dans cette article, les protagonistes et les événements de ce mois d’août 1944 à Paris avec des clichés sur les points importants de la Libération de Paris.

Protagonistes :

  • Coté alliés :
    Dwight David Eisenhower : General of the Army et commandant en chef des forces alliées en Europe ;
    Charles De Gaulle : jeune général, à l’époque, et chef de la France Libre. Et futur président de la Ve République ;
    Philippe François Marie de Hauteclocque dit « Leclerc » : général et commandant de la 2e DB ;
    Rol-Tanguy : résistant communiste parisien et chef des FFI de Paris depuis le 1er juin 1944 ;
    Jacques Michel Pierre Delmas dit « Jacques Chablant-Delmas » : résistant et général de brigade (le plus jeune général nommé depuis le Premier Empire) ;
    Raymond O. Barton : général américain et supérieur de Leclerc.

  • Coté allemand :
    Dietrich von Choltitz : gouverneur du Gross Paris.
  • Neutre :
    Raoul Nordling : consul général de Suède.
  • Le 14 juillet 1944 :
    L’occupant (l’armée allemande) et la milice (créé et dirigé par Joseph Darlan, promu un mois plus tôt secrétaire d’Etat à l’Intérieur) ne dolèrent aucune manifestation en France et encore moins celle du 14 juillet et l’hymne nationale, la Marseillaise. Mais une manifestation du 14 juillet a eu lieu à Paris à l’appelle, principalement, des communistes. Ce jour là, plus de 100.000 personnes défilent sur les Champs-Elysées. La police intervient très mollement à l’écart de cette manifestation interdite mais elle arrête tout de même quelques manifestants, plus par besoin que par volonté. Il n’y a eu aucunes représailles de la part des Allemands, ni de coup de force de la résistance.

  • Le 16 août :
    Due fait de la mollesse de la Police et sa répression lors du 14 juillet précédent, la résistance, et principalement Rol-Tanguy, comprend que le gouvernement de Laval et de Pétain n’est  que l’ombre qu’il était (même si il n’avait que peu d’autorité) et avec la fuite des vichystes hors de Paris suite à l’avance rapide des alliés. Chablant-Delmas, jeune général de 28 ans, comprend que le soulèvement préconisé par Rol-Tanguy et la résistance est voué à l’échec si les alliés ne les aident pas à libérer Paris, car la capital n’est pas un enjeu majeur pour eux, ils souhaitent plutôt réaliser un encerclement de Paris et laissé la garnison allemande se rendre d’elle-même. Le 16 août, à l’appel de plusieurs syndicats, une multitude de services publiques se mettent en grève à l’instar des cheminots, employé du métro, postiers, policiers, etc.… mais seul le téléphone fonctionne encore car il est administré par les allemands.

  • Le 18 août :
    Une fusillade sur le Pont des Arts qui marqua le début de l’insurrection.

  • Le 19 août :
    Plus de 2.000 policiers en civiles investissent la Préfecture de Police de Paris sur l’Île de la Cité et hisse le drapeau tricolore sur l’édifice. Plusieurs autres lieux sont pris dans la journée comme plusieurs mairies d’arrondissement, la poste centrale, l’usine à gaz de la Villette. Mais la réaction des soldats allemands n’est pas immédiate à cause de l’évacuation de la ville, il ne reste qu’environ 6.000 soldats à Paris et 11.000 en banlieue, les soldats restant à Paris sont surtout autour des points névralgiques de la capital, soit environ une douzaine de lieux différents.

  • Entre le 20 et le 21 août :
    Les combats sont suspendus grâce à une trêve, trêve qui est négociée par le consul général de Suède, Raoul Nordling. Mais pendant cette trêve, plusieurs groupes de résistants ne la respectent pas et continuent à combattre les allemands en réalisant des escarmouches.

  • Le 22 août :
    De Gaulle envoi une lettre à Eisenhower pour lui demander avec insistance d’envoyer des troupes à Paris en insistant sur la faiblesse des troupes allemandes et le risque d’une prise de pouvoir des communistes. Eisenhower accepte et ordonne au Général Bradley d’envoyer des troupes sur Paris, la 4e division d’infanterie américaine et la 2e Division Blindée de Leclerc.
    La trêve est rompue par le Comité Parisien de Libération (CPL) et le Colonel Rol-Tanguy par une mise en vote de la continuation de la trêve ou pas, à une voix près la trêve est rompue mais un consensus est trouvé pour qu’elle continue jusqu’au 22 à 16h30, mais elle cesse bien avant l’heure choisie.

  • Le 23 août :
    Les combats à Paris continuent. La 2e DB démarre à 6h du matin mais se trouve à plus de 200 km de la capitale tout possédant 4.000 véhicules et 200 chars Sherman.

  • Le 24 août :
    Vers les 18h30, un petit avion, un Piper Cub (n° 329911) avec le capitaine Jean Callet aux commandes et le lieutenant Étienne Mantoux comme observateur, largue sur la Préfecture de Police un message « Tenez bon, nous arrivons ! ».
    Vers 20h, à la Croix-de-Berny, Leclerc ordonne au capitaine Raymond Dronne de filer sur Paris avec sa compagnie. Elle est composée de 150 hommes, dont une majorité de républicains espagnols. Pour l’anecdote, sur la Jeep du capitaine Raymond Dronne est inscrit « Mort aux cons ».
    A 21h20, le capitaine est reçu par Georges Bidault, successeur de Jean Moulin. La radio tombée aux mains des résistants annonce la nouvelle et les cloches de Paris sonnent.

  • Le 25 août :
    Trois groupements de la DB entrent à Paris à trois endroits différents, ceux des colonels Billotte et Dio par le Sud et celui du colonel Langlade par la porte de Saint-Cloud, à l’ouest.
    Plusieurs prises « symboliques » sont réalisées au cours de la journée, comme celle de la Tour-Eiffel vers midi où le drapeau tricolore flotte et à 13h sous l’Arc de Triomphe. Leclerc établi son poste de commandement à la gare Montparnasse.
    Un ultimatum est envoyé à Choltitz à 13h mais il faut près d’une heure et quart pour pouvoir l’arrêté avec une dizaine de ses officiers et signe à 14h45 la capitulation des forces en présence.
    Pour que cette reddition soit effective à Paris, plusieurs couples d’officiers français et allemand vont transmettre l’ordre de reddition aux différents lieux de combats même si certains bâtiments ne se rendront qu’à la fin de leurs stocks de munitions comme le Sénat.

  • Le 26 août :
    Le général de Gaule descend les Champs-Elysées, un pas en avant le cortège qui le suit. Environ 150 avions du Reich, qui ont décollés du Bourget, larguent leurs bombes sur Paris.

Séance photos sur la Libération de Paris et sur plusieurs lieux importants de cet événement. Séance réalisée avec Rebecca Forster.

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