Démontage de l’échafaudage de Notre-Dame de Paris

Le 15 avril 2019, la cathédrale Notre-Dame de Paris était dévastée par un incendie. La célèbre flèche et la toiture s’étaient effondrées. Qu’en est-il aujourd’hui et où en sont les projets de travaux ?

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Une reconstruction à l’identique

Le Président de la République, Emmanuel Macron, l’a annoncé le 9 juillet dernier, la toiture et la flèche seront similaires à la version originale. Les projets les plus audacieux ont été écartés, les architectes avaient en effet rivalisé d’imagination en proposant jardin suspendu, flèche en verre, toit terrasse, charpente recouverte de vitraux, … Le chef de l’Etat a rappelé que l’heure n’était pas à l’audace. A la fin des travaux, la cathédrale devrait donc retrouver son style gothique, sa flèche de plomb et sa charpente en chêne. Notre-Dame de Paris restera donc dans le même esprit imaginé par Viollet-le-Duc au XIXème siècle.  La flèche devrait être identique à l’originale, entourée de statues qui montent vers le ciel, un nouveau coq trouvera sa place en haut de la flèche, l’ancien coq, sauvé des flammes mais cabossé, reste exposé comme un symbole de cet événement majeur.

Le chantier post-confinement

C’est le 8 juin dernier que le chantier a repris après plus de trois mois d’arrêt lié au confinement et à la pandémie de coronavirus. La tâche s’annonce complexe et les ouvriers s’attellent au démontage de l’échafaudage qui avait été installé avant l’incendie pour rénover la flèche, flèche détruite lors de cet épisode catastrophe. 40 000 pièces d’échafaudage soit 200 tonnes de métal doivent être dégagées du chantier. L’échafaudage immense est brûlé et fondu en de nombreux endroits. L’entreprise chargée de le découper doit poser des bâches de remplacement des vitraux, installer des filets de protection, conforter les pignons, …

L’enjeu majeur : éviter un effondrement

Le démontage des 40 000 tubes d’acier ne peut pas être classique. Une des priorités est de pouvoir retirer cette structure sans endommager davantage la cathédrale et en assurant la sécurité des hommes. Après un état des lieux et une analyse de l’échafaudage, la méthode retenue consiste à envoyer des cordistes découper les tubes d’acier à la scie. De nouveaux échafaudages ont été construits pour soutenir l’ancien et aider les ouvriers dans leur chantier. Deux équipes de cinq personnes travaillent tous les jours sur la cathédrale, sous l’œil d’un échafaudeur, perché sur une nacelle à plus de 75 mètres de haut. La grue de 80 mètres, installée cet hiver, est la plus haute d’Europe. Des capteurs, installés sur la structure, permettent de surveiller les mouvements de l’échafaudage. Le rythme du démontage est très dépendant de la météo : vent, orage stoppent systématiquement l’avancée des chantiers. Le démontage de l’échafaudage devrait être achevé d’ici fin septembre.

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L’objectif est une réouverture de la cathédrale en avril 2024, au culte comme aux touristes. Les curieux peuvent jeter un œil à Notre-Dame de Paris depuis le parvis, rouvert depuis le 31 mai dernier.

Béatrix Benoist d’Anthenay


A propos Béatrix Benoist d'Anthenay

Rédactrice depuis 2019.

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