C’est vous le pilote !

Installé dans le 13ème arrondissement de Paris, Aviasim propose des simulateurs de vol ouverts au grand public. Que l’on soit fan d’avions ou, au contraire, complètement angoissé à l’idée d’embarquer, le centre permet de prendre les commandes. On a testé et on vous dit ce qu’on en a pensé.

Aviasim Bercy propose des simulateurs d’avion de ligne ou de chasse. Pour ma première expérience en tant que pilote, je choisis l’option numéro 1 et décide de devenir 35 minutes durant, commandant de bord d’un Airbus A320. À mon arrivée au centre, je suis chaleureusement accueillie par mon instructeur du jour, Hugo, un pilote professionnel très sympathique.

Après avoir pris place dans un cockpit plus vrai que nature, j’explique à Hugo que depuis quelques années lorsque je prends l’avion, je me sens de plus en plus crispée au moment du décollage et de l’atterrissage. Alors, avant même de démarrer le traditionnel briefe, Hugo prend le temps de me faire un petit topo sur le fonctionnement d’un avion et répond à toutes les questions – même les plus inavouables – que je me pose sur ces gros engins. Et s’il y a une tempête ? Et si l’appareil se casse en deux ? Et si l’avion n’est pas assez puissant, rate son décollage et retombe aussi sec ? Nul doute que les longues heures passées devant Lost : Les Disparus et autres émissions d’enquêtes sur le Rio-Paris ont nourrit les scénarios catastrophe qui se déroulent dans mon cerveau.

Hugo a réponse à tout, me rassure, et peu à peu, je laisse mes angoisses de côté et n’ai plus qu’une hâte : prendre les commandes.

Mais pourquoi existe-t-il tant de boutons ? Je ne peux pas m’empêcher de demander à mon instructeur à quoi servent ces innombrables bitoniaux, interrupteurs, molettes et autres écrans autour de nous. La raison est assez simple : tout est en double ou en triple pour prendre le relais si le système principal tombe en panne. Plutôt astucieux quand l’appareil passe le plus clair de son temps à 10 km du sol.

Ma destination du jour sera Faro au sud du Portugal où je me rends régulièrement. Me voilà donc sur le tarmac, sur une piste qui me paraît très courte, à l’image de celle de l’aéroport de l’Algarve qui se situe au milieu de petites îles, certes très belles, mais qui ont le don de me faire monter en pression. J’entends dans ma tête cette petite voix qui me dit chaque fois à l’arrivée : « et s’il rate la piste ? », et au retour : « je suis sûre qu’elle n’est pas assez longue pour prendre l’élan nécessaire pour décoller ».

La différence aujourd’hui, c’est que le pilote, c’est moi. Hugo me guide pour le décollage. Même s’il m’a briefée, c’est assez impressionnant de devoir gérer en même temps toutes les manettes et les pédales, qui permettent de freiner, accélérer mais aussi de se diriger vers la gauche ou la droite.

Une fois la vitesse de croisière atteinte, je réalise que j’ai réussi mon décollage avec succès. J’observe le paysage face à moi, ce qui me provoque une étonnante sensation, puisque j’ai l’habitude de l’admirer à travers un hublot. Petit bémol : la simulation visuelle n’est pas incroyable, les images manquent de netteté car Faro ne figure malheureusement pas parmi les destinations en haute définition (pour info, 24 000 aéroports sont disponibles). Néanmoins, la vue sur les îles qui entourent l’aéroport est assez fidèle à la réalité. J’arrive même à identifier l’endroit où j’ai l’habitude d’aller à la plage !

Ça y est, le temps du premier atterrissage est arrivé. Mon anxiété est revenue. « La piste est trop courte ! » ai-je lancé à Hugo alors qu’il venait de me demander de sortir le train d’atterrissage. Après avoir pressé bien plus que nécessaire les freins, me voilà posée et saine et sauve !

Au milieu de toutes mes blagues pour me décrisper, petit à petit, je réussis à enchainer décollages et atterrissages sans appréhension. Au fur et à mesure, je gagne en agilité, précision et délicatesse. Plus à l’aise, j’en profite pour poser une dernière question à mon instructeur : « si je penche la manette à fond d’un côté, l’avion peut-il se retourner ? » Ce à quoi Hugo répond : « allez-y, essayez ! ». Sur le moment, je me dis que c’est l’occasion, alors je tente le coup… Bonne nouvelle, l’appareil se penche, mais le système est fait pour qu’il ne puisse pas dépasser un certain angle et donc se retrouver le ventre en l’air. Ouf !

Mes nombreuses questions et manœuvres – parfois extrêmes – m’ont permis de comprendre que le danger est relativement limité et que je peux laisser tout ce que j’ai vu à la télé dans la catégorie « fiction » de mon esprit. Mon instructeur me fait d’ailleurs savoir que statistiquement, nous avons plus de risques d’être frappé par la foudre que d’avoir un accident d’avion. Ce qui finit de me rassurer…

Enfin, depuis, je ne mets plus un pied dehors lorsque de l’orage est annoncé !

NB : Pour cette première expérience, j’avais opté pour le pack découverte à 99 euros. Cependant, les formules de vol sont nombreuses et les possibilités aussi : si vous souhaitez vous retrouver dans un scénario catastrophe, face à une panne du moteur ou en pleine turbulences, c’est tout à fait possible ! Il existe également des stages de désensibilisation pour traiter la peur en avion.

Céline COELHO

Informations pratiques

Aviasim Bercy

16 rue Raymond Aron, 75013 Paris

01 45 70 87 63

https://www.aviasim.com/


A propos Céline Coelho

Rédactrice depuis 2019. A la découverte de la Place des Vosges : ici

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