Mémorial de la France Combattante

Le Mémorial de la France Combattante est un site commémorant les combattants, résistants et déportés français.

Historique

La forteresse du Mont-Valérien fut le principal lieu d’exécution des autorités allemandes en France, où plus d’un millier de résistants furent exécutés.

Lors de la Libération de Paris, de Gaulle propose d’ériger un mémorial au Mont-Valérien.

Entre 1945 et 1957, plusieurs projets ou idées sont proposés mais rien n’est réalisé.

Quand de Gaulle revient au pouvoir en juin 1958, il réaffirme son souhait de construire un monument au Mont-Valérien. En novembre de la même année, Félix Brunau est nommé « directeur des travaux et architecte d’opérations pour la réalisation technique d’un haut-lieu de la France Combattante ».

A peine un an et demi plus tard, le 18 juin 1960, de Gaulle inaugure le Mémorial de la France Combattante. Le 18 mai 1962, Raymond Triboulet, ministre des anciens combattants, inaugure la seconde partie du mémorial permettant de découvrir la chapelle et le chemin pris par les condamnés jusqu’à la clairière (lieu des fusillades).

L’esplanade et la Croix de Lorraine

L’esplanade du monument fait 1 000 m² dont un mur de 150 m de long, en grès rose des Vosges.

Au centre, une croix de lorraine de 12 mètres de haut devant laquelle brûle en permanence la « flamme de la résistance ».

De part en part, seize hauts reliefs ont été réalisés par seize sculpteurs différents.

De chaque côté de la croix, une porte en bronze permet d’accéder à la crypte.

Sur le pied de la croix est inscrit :

« QUOI QU’IL ARRIVE LA FLAMME DE LA RESISTANCE NE S’ETEINDRA PAS.
18 juin 1940      Charles DE GAULLE »

Les seize hauts reliefs

Seize hauts reliefs ont été réalisés par seize sculpteurs différents répartis de façon égale entre de la croix de Lorraine.

  • « Colmar » par Jacques Rivière 
  • « Casabianca » par Georges Saupique
  • « Paris » par Marcel Damboise
  • « Maquis » par Raymond Corbin
  • « Alençon » par René Leleu
  • « Saumur » par Pierre Duroux
  • « La Déportation » par Henri Lagriffoul
  • « Les Forces aériennes françaises libres » par Claude Grange
  • « L’action » par Alfred Janniot
  • « Le Fezzan » par Aimé Bizette-Lindet
  • « Les fusillés » par Maurice Calka
  • « Cassino » par Ulysse Gemignani
  • « Bir Hakeim » par Raymond Martin
  • « Narvik » par Robert Juvin
  • « Sienne » par René Andrei
  • « Le Rhin » par Louis Dideron
La Crypte

Quinze dépouilles se trouvent dans la crypte symbolisant la France au combat de 1939 à 1945 et l’ensemble de la 2nde Guerre Mondiale.

Un 16ème corps correspondant à un soldat fusillé par les Japonais en 1945 en Indochine.

Un dernier caveau attend le dernier compagnon de la Libération.

A Proximité

A proximité, se trouve le Cimetière Militaire Américain de Suresnes

Mémorial de la France Combattante

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Accès au site
  • Transilien : lignes L et U (Gare de Suresnes-Mont-Valérien)
  • Tramway : ligne 2 (arrêt Suresnes-Longchamp)
  • Bus : 160, 241, 360, 563 (arrêt Cluseret-Hôpital-Foch)

A propos Alexandre

Fondateur du Lutèce du Parisien et rédacteur en chef depuis 2009.

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